1.13. Puis, conques, tambours à kettledrums, tabourins, mṛdaṅgas et trompettes retentirent tous à la fois. Ce son devint extrêmement tumultueux.
Commentaire : Explication — « tataḥ śaṅkhāśca bheryaśca paṇavānaka-gomukhāḥ » — Bien que Bhīṣma n’ait pas soufflé dans sa conque pour annoncer le début de la bataille, mais plutôt pour faire plaisir à Duryodhana, l’armée des Kauravas interpréta néanmoins le son de la conque de Bhīṣma comme la déclaration même de la guerre. C’est pourquoi, lorsque Bhīṣma souffla dans sa conque, tous les instruments tels que les conques de l’armée des Kauravas résonnèrent simultanément.
« Śaṅkha » (conques) proviennent de l’océan. Ils sont conservés pour le service et le culte du Seigneur et sont utilisés lors de cérémonies comme l’āratī. On en joue avec la bouche lors d’occasions auspicieuses et au début des batailles. « Bherī » est le nom des grands tambours à kettledrums (les très grands tambours sont appelés naubat). Ces tambours sont en fer et recouverts de peau de buffle, et on en joue avec des baguettes en bois. Ils sont gardés dans les temples et dans les forts des rois. On en joue particulièrement pendant les fêtes et les occasions auspicieuses. Dans les palais des rois, ils retentissent quotidiennement.
« Paṇava » est le nom d’un type de tambour. Ils sont en fer ou en bois et recouverts de peau de chèvre, et on en joue à la main ou avec une baguette en bois. Bien que de forme similaire à un ḍholakī, ils sont plus grands que celui-ci. Jouer du paṇava au début de toute entreprise est considéré aussi auspicieux que le culte du Seigneur Gaṇeśa.
« Ānaka » est le nom du mṛdaṅga. On les appelle aussi pakhāvaja. En forme, ils ressemblent à un ḍholakī en bois. Ils sont en argile et recouverts de peau, et on en joue à la main.
« Gomukha » est le nom d’une trompette. Elles sont courbées comme un serpent et leur embouchure ressemble à celle d’une vache. On en joue avec la bouche.
« Sahasaivābhyahanyanta » — (Voir la note pour le verset précédent) Il y avait un grand enthousiasme dans l’armée des Kauravas. C’est pourquoi, dès que la conque du Grand-père Bhīṣma retentit, tous les instruments de l’armée des Kauravas sonnèrent spontanément ensemble. Il n’y eut aucun délai dans leur retentissement, et aucun effort ne fut nécessaire pour en jouer.
« Sa śabdastumulo'bhavat » — Le son des conques et autres instruments de l’armée des Kauravas, stationnés en divisions et bataillons séparés, devint très redoutable, c’est-à-dire que leur bruit résonna avec une grande force.
Lien — Au tout début de ce chapitre, Dhṛtarāṣṭra demanda à Sañjaya ce que firent mes fils et les fils de Pāṇḍu sur le champ de bataille. Ainsi, du deuxième verset à ce treizième verset, Sañjaya a donné la réponse concernant « ce que firent les fils de Dhṛtarāṣṭra ». Maintenant, à partir du verset suivant, Sañjaya donne la réponse concernant « ce que firent les fils de Pāṇḍu ».
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